Stéphane et Pascaline Asseman quittent l’Ami du Pain pour des nouvelles aventures

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Le 19 septembre, Stéphane et Pascaline Asseman fêtaient les onze ans de L’Ami du Pain, leur boulangerie installée sur la Grand-place d’Hazebrouck. Vendredi, ils laisseront la place à leur successeur. La fin d’une aventure et le début d’une autre: en janvier, ils lanceront leur salle de réception à Merris, avec gîtes et cours de cuisine.

À quelques jours du départ, Pascaline Asseman a le cœur gros. Hier midi, elle a fait des sandwiches, préparé des quiches, nettoyé son plan de travail. Des gestes répétés des milliers de fois. Mais jeudi, ce sera son dernier jour derrière le comptoir de L’Ami du Pain, la boulangerie qu’elle a créée avec son mari, Stéphane, en 2002. « Il y a une bonne ambiance et une super équipe ici, soudée », explique-t-elle, un peu émue.

Il y a quelques années, lorsque le couple avait invité ses salariés en vacances en Guadeloupe, tous s’étaient tatoués au henné « Ami du Pain forever » sur le poignet. « J’ai un peu l’impression d’être le capitaine qui quitte le navire, glisse Stéphane Asseman. Mais c’est comme ça. »

« Pari réussi »

L’idée de passer la main a germé il y a deux ans. « L’Ami du Pain a été la boulangerie que l’on a imaginée : une vente en boutique, avec des sandwiches et une gamme de pains simple. Le pari est réussi, et on a envie d’autre chose », concède le couple. Plusieurs candidats à la reprise se sont présentés, « mais jamais rien de sérieux », explique Stéphane Asseman.

La solution était finalement sous son nez, puisque c’est Frédéric Charles, l’un de ses huit salariés, qui s’est manifesté avec son épouse, Alicia. « On leur a donné un coup de pouce, poursuit le futur ex-gérant, sans en dire plus.Frédéric n’aurait jamais imaginé acquérir une si grosse machine à son âge. » Une grosse machine bien rodée que ce jeune trentenaire connaît bien puisqu’il y est entré il y a onze ans.

Un repreneur « très motivé »

Le couple Asseman restera propriétaire du bâtiment et louera au repreneur les 250 m² d’espace professionnel du rez-de-chaussée. « C’est quelqu’un de très motivé, qui ne devrait rien retirer à ce qui fait l’Ami du Pain, qui travaillera avec les mêmes fournisseurs, mais qui ajoutera des choses. Il a plein d’idées », affirment-ils. Nous, comme ça fait deux ans qu’on voulait vendre, ça fait deux ans qu’on n’a pas mis de nouvelles choses en place. »

Cette vente représente malgré tout « un soulagement » pour eux. « Nous avons un gros projet avec des gîtes, des cours de cuisine et des écuries qui avance en parallèle , on n’aurait pas pu faire les deux en même temps. » C’est une page qui se tourne pour les Asseman et leur boulangerie, et le début d’une nouvelle aventure. Pour eux, comme pour l’Ami du Pain.